Le Massif central s'étale sur 6 régions (Limousin, Auvergne, sud de la Bourgogne, nord du Languedoc-Roussillon et de Midi Pyrénées, ouest de Rhône-Alpes). Ce sont des terres essentiellement dédiées à l'élevage (viande et lait) : celui-ci concerne 2/3 des exploitations et 90% des surfaces agricoles, consacrées aux fourrages (cultures temporaires et prairies). On trouve aussi diverses productions végétales (céréales en Limagne par exemple) et quelques terroirs viticoles (côte roannaise, Marcillac, Cahors, etc.)
Bien que massivement soutenus par les subventions européennes, les revenus ne sont pas toujours à la hauteur du travail fourni. En conséquence, des démarches nouvelles sont apparues: transformation à la ferme pour capter la valeur ajoutée; orientation vers la vente directe notamment par la création de points de vente collectifs; productions labellisées visant à satisfaire une exigence de qualité et d'authenticité (agriculture biologique, AOC ou IGP (indications géographique protégée), etc.). Citons par exemple le Roquefort, la lentille du Puy ou l'agneau fermier du Quercy.
Concentration des fermes ou diversification ?
Dans le Massif central comme ailleurs, la concentration et la spécialisation ont fait leur oeuvre : les exploitations sont globalement de moins en moins nombreuses et de plus en plus grandes. Et même si les dégâts occasionés par l'extensification ne sont pas les mêmes que ceux provenant de l'intensification dans d'autres régions, c'est ici le bilan paysager, mais aussi social et humain qui est déplorable : des vallées se ferment, des écoles et des services publics disparaissent, l'isolement de certains hameaux pose problème, etc.
Car l'éloignement des centres urbains est également un facteur à prendre en compte. Il peut pousser à l'intégration dans une filière si la vente par des circuits locaux est impossible (l'agriculteur ne vendant alors qu'une matière première à l'industrie agroalimentaire, exemple du lait), mais il peut aussi susciter des innovations: agrotourisme, gîte d'étape ou ferme pédagogique en sont des expressions.
On voit en chaque endroit que l'équilibre est précaire entre la « déprime » et les espoirs amenés par « la vague bio » et le goût des citadins pour un terroir préservé. Cette fameuse « diagonale du vide » est décidément pleine de contrastes.
C'est en tout cas un territoire riche de promesses pour les porteurs de projets agri-ruraux: une agriculture paysanne misant sur la qualité écologique et gustative, la répartition des moyens de production et la proximité doit être préservée et développée. C'est sur ce pilier que la vie rurale pourra être dynamisée! Alors n'hésitez pas: les ADEAR sont là pour vous aider.
Source: wikipedia (Massif Central#Agriculture)